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    Il était prévu que d’autres invités devaient arriver  dans les jours prochains et la comtesse envoyait des invitations aux châtelains des alentours. Pour mettre le château en valeur, elle ne ménageait pas pour la décoration. Isabelle se tenait loin de toutes ces mondanités. Elle ne voulait pas être mêlée à toute cette effervescence. Elle n’avait plus revu la d’Argenson ni sa fille, et se croyait délivrée de leur détestable présence jusqu’à leur départ. Or, la veille de la soirée, elle eut la surprise de recevoir la visite de son père. Il venait lui signifier qu’il comptait bien la voir y assister. Aux premiers mots de refus, il dit d’une voix qui ne souffrait aucune protestation de la part de sa fille :

    J’y tiens, Isabelle. Il ne convient pas que tu te mettes ainsi à l’écart. As-tu une toilette pour la circonstance ?

    Oui, j'en ai plusieurs. Nous étions conviés à des réceptions où mon oncle, mon cousin, ma cousine et moi-même allions. Je mettrais celle qui m’a servi l’année dernière. Je n'ai besoin de rien d'autre. Père, vraiment, je ne vois pas l’utilité de cette invitation... 

    Et bien moi, je la vois. Il me serait désagréable que l’on te croie traitée en Cendrillon, laissée de côté par une marâtre et un père indifférent.

    Ah ! C’est donc cela ! Dit Isabelle sur un ton doublé d’un sourire ironique. D’un certain point de vue, ce n’est pas faux! Il me semble bien que vous avez su m’ignorer pendant de longues années, que je fus traitée en cendrillon par une marâtre et un père indifférent... c’est vous qui le dites… pas moi ! A présent, je ne vous encombre plus parce que je suis, devenue, à votre satisfaction… présentable ?

    Le comte, gêné d’être pris en défaut par sa fille, se disculpa de ce manque d’attention envers elle par cette excuse trop facilement trouvée.

    — Tu étais entre de bonnes mains auprès de ta marraine qui, je te le rappelle, à été la préceptrice de ta mère et c'était la seule personne à pouvoir adoucir ta peine. Tu étais si jeune ! De mon côté, j'ai été dévasté par la disparition de Daphné, que je me sentais incapable de pouvoir te consoler. Je n'aurais pas trouvé les mots comme à su le faire ta marraine. Et puis, je me suis remarié et le sort à voulu que j'ai une petite belle-fille qui petit à petit, a comblé le vide que tu avais laissé. J'ai préféré te laisser à la garde de ta marraine pour ne pas trop te dérouter. De plus, nous avions un train de vie à mener et des obligations qui ne permettaient pas de te prendre avec nous... et puis, tu devais être éduquée.

    — Vous trouvez que je fut éduquée par ma marraine le mieux du monde comme vous semblez le penser ? Et bien, non ! Adélaïde à fait ce qu'elle à pu et m'a élevé avec ses propres deniers, beaucoup d'affection et de tendresse... l'attention et l'amour dont j'avais le plus besoin ne pouvait venir que de vous, père... j'ai été été sacrifiés au profit d'intruses pour lesquelles vous m'avez négligé. ce monde qui aurait du être le miens, j'en ai été tout bonnement exclue ! Il me semble que votre belle-fille qui n’a que deux ans de différence d’âge avec moi, ne vous a pourtant pas gêné dans votre nouvelle vie... avec votre nouvelle femme ? J’aurais pu être élevée avec Ludivine et auprès de vous. Aujourd'hui... et bien aujourd'hui... que puis-je dire... le mal est fait. 

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