• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -158-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    C’est très dur de vous savoir à Monteuroux, et de ne pas vous approcher de peur d’être surprit comme l’autre jour par Ludivine. Ne pas pouvoir vous prendre dans mes bras, m’est insupportable ! Depuis que vous êtes revenu d’Angleterre changée en une magnifique jeune femme, si belle, si douce... je ne pense qu’à vous.

    Il ne faut plus William. Il y a un gros obstacle que nous ne pouvons franchir, et nous sommes en faute vis à vis de votre femme.

    Je le sais très bien, et c’est aussi pour cette raison qu’il faut que vous partiez afin que nous ne soyons plus tentés de nous revoir loin des regards indiscrets… Pardonnez-moi pour ma faiblesse de ce soir. William se détourna d’Isabelle pour ne plus être tenté de caresser son joli visage. Il s’appuya sur la balustrade comme pour aider son corps à rester debout. Son émotion était trop vive. Il aimait la jeune fille ; mais il était marié.

    Leur conversation s’arrêta net. Ils entendirent des pas qui se rapprochaient d’eux, ce qui les fit sursauter.

    Quelqu’un vient, murmura Isabelle.

    William scruta vivement la pénombre, ayant peur que Ludivine ne les découvre ; mais ce n’était qu’un homme qui contournait les colonnades, et s’avançait vers les jeunes gens. Quand il fut à quelques pas d’eux, ils reconnurent la comte de Rubens.

    Ah ! Tu es là, Isabelle ?... Toi aussi, William ?

    Il appuya légèrement sur le toi aussi.

    Oui, je suis en conversation avec ma cousine. Ce n’est pas défendu, que je sache ! Dit William sur un ton de défi railleur.

    Non mon cher. Mais qu’avez-vous donc de si confidentiel à vous dire, pour choisir principalement ce coin retiré ?

    Rien qui ne puisse être entendu par quiconque passerait pas là. Je ne pensais as que nous étions surveillés ? Serait-ce ma femme ou ma belle-mère qui vous envoie… ou l’initiative ne vient-elle que de vous ?

    Pour votre information, nous avons tout simplement eu la même idée de venir y trouver un peu d’air plus agréable que dans les salons où l’on fume et l’on danse au point que l’air et la chaleur en sont devenus irrespirables. Apparemment, vous avez eu la même idée, vous aussi, mon cousin.

    Sur ces mots prononcés sur le même ton mordant que le comte, William se tourna vers sa cousine, lui prit la main et la baisa avant de s’en aller.

    Bonsoir, ma cousine, fit-il avec une subite inflexion de douceur dans la voix.

    Il salua froidement Mr de Rubens et s'éloigna d'un pas ferme.

    Pourquoi n'es-tu pas resté là-bas, comme Juliette ? Demanda le comte.

    158

     

    sceau copyright  

     

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -157-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -159- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :