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     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Il ne jugea pas opportun de répondre. Il était conscient qu’isabelle lui en voulait de l’avoir négligé. Il dit pour détendre l’atmosphère.

    Il ne sera peut-être pas du même avis que toi, ma fille. Mr de Rubens souriait, l’air un peu penaud en regardant Isabelle avec une certaine complaisance mêlée d’un soupçon d’émotion, regrettant même de s’être si peu occupé de sa jeune existence.

    Tu es la dernière des de Rubens, et pas seulement de nom. C’est étonnant comme tu me rappelles ma tante Maggie, la jeune sœur de mon père, qui est décédée à trente ans.

    Et de ma tante Victoria que vous et grand-mère avez laissé de côté comme tous les habitants de château vieux… Votre tante, je ne l’ai pas connu puisque je n’était pas née ; mais ma tante Victoria, elle, je la connais, et elle est heureuse que je sois tout son portrait… Le comte ne voulu pas soulever la réflexion de sa fille, sachant qu’elle ne se gênerait pas pour remettre les choses à leur place, chaque fois qu’elle serait en mesure de le faire. Il se leva en jetant un coup d’œil autour de lui.

    Tu n’es pas si mal installée... mais ce n’est pas très gai, cette chambre dans cette vieille tour malgré que tu ai su parfaitement l’agrémenter. Tu aurais pu... Pourquoi est-ce que tu ne t’est pas installée au château neuf ? Édith ne serait pas contre. Veux-tu que je lui en parle ?

    Pourquoi ? Merci, mais ce n’est nullement nécessaire ! Est-ce que j’ai perdu quelque chose durant mon absence ? Serait-ce votre femme qui décide à votre place ?

    Isabelle, surprise qu’il ne réplique pas à ces réflexions, s’interrompit, et suivit le regard de son père qui n’écoutait plus rien. Son regard venait de tomber sur le portrait de sa première femme. Isabelle vit sa bouche trembler. Il détourna les yeux, les laissa un instant errer autour de la chambre. Puis il reprit :

    Tu aurais pu te loger, avec Adélaïde, à château neuf, tout au moins lorsque nos hôtes n’y seront plus.

    Je me trouve très bien ici, père, et ne suis aucunement dérangée par des présences indésirées. D’ailleurs, y étant demeurée des années pendant que vous viviez pleinement votre nouvelle union, je puis donc y rester encore quelques mois, puisque Monteuroux va être vendu.

    A ta guise, ma fille. Je vois que tu as toujours tendance à avoir un esprit de contradiction. Surveille-toi sur ce point, je te le conseille.

    Encore un petit coup de patte de sa femme par procuration ! Pensa Isabelle avec une amertume mêlée d’ironie, ce qui la fit réagir :

    Je me trouve tout à fait accomplie dans ce domaine, et n’ai nul besoin de ma surveiller, père. Je ne compte pas changer de façon de faire.

    Depuis son retour, Isabelle n’était pas en reste pour envoyer quelques bons piques en réponse à son père. Mr de Rubens se leva, fit quelques pas dans la pièce, puis il prit congé de sa fille.

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