• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -148-

     

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Pour ne pas perdre le peu d'autorité qu'il croyait avoir encore sur sa fille, son père rétorqua :

    — En dépit de tout ce que tu me reproches, tu est de ma ligné, tu es la dernière des de Rubens et pas seulement de nom. C’est étonnant comme tu me rappelles ma tante Magalie, la jeune sœur de mon père qui est décédée à trente ans.

    — Il n'y a pas besoin de remonter si loin dans notre arbre généalogique pour trouver une ressemblance avec une personne bien plus près de vous ou de moi-même, que cette tante que je n'ai pas connu et à laquelle vous dites que je ressemble ! Plus prés de nous, il y a votre sœur donc, ma tante... je ressemble à ma tante Victoria... grand-mère et vous-même l'avez négligés lorsqu'elle s'est retirée du monde. Vous avez adopté la même façon d'agir avec tous les habitants de château vieux, d’ailleurs... peu m'importe votre tante que je n'ai pas connu puisque je n’était pas née. par contre, je connais bien ma tante Victoria pour avoir eu la chance de la rencontrer il n'y a pas si longtemps... je la connais depuis peu, c'est vrais, mais j'ai eu le bonheur de me rendre compte, par moi-même, de la finesse des traits de son visage. Nous avons parlé un certain soir près de l'étang, dans le vieux pavillon. elle se félicite que je sois tout son portrait, elle qui n'a connu qu'indifférence et mépris de la part de votre mère ainsi que la votre... 

    Le comte, surprit, ne voulu pas relever la réflexion de sa fille sachant qu’elle ne se gênerait pas pour remettre les choses à leur place chaque fois qu’elle serait en mesure de le faire. Il se leva en jetant un coup d’œil autour de lui, et changea une fois encore de sujet :

    — Tu n’es pas si mal installée ! Il est vrai que ce n’est pas très gai ! Cette chambre dans cette vieille tour  malgré que tu aies parfaitement su l’agrémenter,  n'est pas ce qu'il y a de mieux pour y vivre ! 

    — C'est à présent que vous vous en rendez compte ? Soyez honnête avec vous même, père ! Avec la froidure des murs de cette tour datant de plus de trois cents ans, l'humidité qui s'en dégage malgré la cheminée qui brûle en continu, il est sûr que vous auriez pu me faire vivre dans de meilleurs conditions !

    — Pourquoi est-tu tant dans la rancune, ma fille ? Tout ceci et le passé.

    — Pas pour moi. Le manque de tendresse d'un père absent, complètement dévoué à sa nouvelle femme et à cette jeune enfant à chérir qui n'est pas la votre, ne s'oublie pas si facilement ! Pensez-vous, vous être bien comporté envers moi qui suis, comme vous l'affirmez ce soir, votre véritable fille et votre seule descendance ? Vous ne pouvez comprendre que cette vieille tour est la gardienne de tous mes chagrins de petite fille, de tous mes souvenirs d'adolescente... Je m'y plaît parce qu'elle m'a vu grandir, sans un père qui m'a volontairement oubliée, sacrifiée sans aucun remord depuis mes six an jusqu'à mes seize ans, au profit d'une nouvelle famille que vous vous êtes créés. Je suis bien, ici... et cela me suffit. De plus, je n'ai de compte à rendre à personne.

    Son père ignorant encore une fois la diatribe de sa fille, se borna à détourner, pour la énième fois le débat pour lui conseiller :

    — Pourquoi est-ce que tu ne t’est pas installée à château neuf ? Tu aurais pu si tu l'avais désiré... Édith ne serait pas contre de t'avoir aupré de nous. Veux-tu que je lui en parle ?

     Merci, mais ce n’est nullement nécessaire ! Je viens de vous en donner la raison. Cependant, il me semble que depuis que je suis revenue d'Angleterre, quelque chose m’échappe ? 

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