• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -141-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Que de choses intéressantes l’on découvre parfois dans des ruines…

    Quand elle eut disparue de sa vue, Isabelle retourna s’asseoir de nouveau sur le rebord de la baie et, les coudes aux genoux, appuya son visage contre ses mains croisées. Elle songea : Il ne l’a jamais aimé. Son âme se remplit d’allégresse. Avec quelle brusque franchise, et quelle confiance, il lui avait appris la vérité sur son mariage et laissé voir quelque chose de sa souffrance ! Ah ! Que ne pouvait-elle apaiser celle-ci, l’en délivrer... Son regard errait sur les collines assombrit par un ciel d’orage menaçant sans vraiment les voir. Le paysage était plombé sur la vallée engourdie dans cette lourde chaleur de cet après-midi de fin juillet. Elle ne savait pourquoi, mais elle sentait qu’un malaise s’insinuait en elle. Des événements allaient certainement changer le cours des choses. Il y avait un air malsain qui n’augurait rien de bon pour les jours à venir… Isabelle repensait à sa mère qui avait prononcé ces paroles de méfiance envers les habitants de Monteuroux. Sa tante Victoria l’avait également prévenu des possibles agissements de sa belle-mère. Peut-être bien que Ludivine pourrait être l’instigatrice de féroces agissements contre sa propre personne, et qui viendrait sournoisement de sa belle-mère ? La méfiance devait habiter son âme et Isabelle devait demeurer sur ses gardes. Depuis la surprenante visite de Ludivine qui les avait surpris en pleine conversation intime qu’elle n’avait pas à savoir les concernant, une soudaine angoisse habitait son âme. Oh ! ce doux visage de Ludivine, son câlin et puéril sourire... Pendant une seconde, Isabelle se remémora, la bouche de sa grand-mère qui, en s’en allant vers le seigneur, avait eu ce rictus, ce rire silencieux et plein de haine envers Édith d’Argenson qui n’aurait jamais les bijoux qu’elle convoitait tant. Elle frissonna, saisie, décidément, d’un obscur pressentiment. La jeune fille se redressa, la poitrine oppressée, en songeant : Cette Ludivine a vraiment quelque chose de maléfique en elle ! Mais je ne suis plus l’adolescente d’autrefois, et que peut-elle maintenant contre moi ? Après tout, nous n’avons que quatre ans de différence. Elle ne m'impressionne pas avec ses sous-entendus. Lui tenir tête m’est facile. Je verrais bien jusqu’où peut aller sa méchanceté... 

    141

    sceau copyright

     

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -140-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -142- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :