• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -140-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34- 

    Est-ce que vous me tenez au courant de vos flirts au milieu de votre cour masculine dont vous aimez la compagnie ! A chacun sa vie ! C’est vous qui l’avez voulu ainsi, il me semble ! Continuez donc de vous occuper de vos affaires et arrêtez vos sarcasmes qui ne servent à rien ! Vous n’êtes vraiment pas vivable et je remercie le ciel que vous ne soyez pas à  Aïgue-blanche toute l’année !

    Ne sachant que répondre, Ludivine esquissa un sourire suave, un peu puérile ! Ce ce fameux sourire d’innocence feint de Ludivine... Quelle hypocrisie ! Pensa Isabelle... en observant son cousin, Hors de lui, serrer encore une fois les dents pour ne pas s’étendre plus avant sur cette comédie de mariage dévoilée devant sa cousine. Ses yeux devinrent indescriptiblement d’un noir sombre et brûlant. Ludivine, avec ses insinuations, le mettait hors de lui ; mais il fallait qu’il garde son calme pour ne lui donner aucune emprise sur la façon dont il menait sa vie. Il fallait qu’il la laissât parler dans le vide, et faire, le moins possible attention à ses babillages sans importance ?

    Au revoir, ma chère Isabelle fit William en baisant la main qu’elle lui tendait en s’y attardant tout exprès , sachant l’effet que ce geste ferait sur sa femme.

    Ce geste agaça fortement Ludivine, et William n’en attendait pas moins...

    Vous êtes venue en voiture cher ami ? Demanda t-elle pour faire diversion ?

    Non.

    Eh bien ! J’ai la mienne, nous pouvons partir ensemble !

    Merci, mais je retournerai à bicyclette.

    Comme vous voudrez... Chère Isabelle, qu’y a-t-il de plus capricieux que les hommes ?

    Vous ! Lança Isabelle.

    Vous aimez plaisanter, je voie ! Mais je ne vous en tiens pas rigueur.

    Ludivine avait pris un ton plaintif et rieur à la fois pour se faire plaindre. Sa main saisit celle d’Isabelle et la pressa longuement, comme-ci elle voulait lui témoigner une toute récente sympathie. Elle ajouta :

    A bientôt ! Nous nous verrons plus souvent, maintenant que je passerai une partie de mes journées à Monteuroux.

    Sur ces paroles qui se voulaient avenantes, elle s’en alla vers la cour, suivie du petit Thierry, mais sur le seuil, elle se retourna, jeta un regard vers la svelte jeune fille debout près de la baie, un regard qui détaillait cette souple silhouette vêtue d’une robe légère parsemée de petites fleurs blanches, et ce visage d’une grâce et d’une beauté parfaite, encadré de boucles blondes aux reflets satinés : ce qui la rendait jalouse.

    Isabelle la suivait des yeux avec une expression de mépris. Sur les lèvres de la jeune femme, le sourire devint un rictus tandis qu’elle murmurait pour elle-même :

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