• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -14-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -17-

    Isabelle se leva, se tint un moment immobile devant sa chère Adélaïde, le visage défait et  assombrit par pas la douleur.  Elle osa encore une remarque : 

    — Pourquoi ? Mais pourquoi, père s’est-il laissé séduire par cette femme ?!

    — Mon enfant, il est inutile de vous faire du mal en remuant le passé… je vous l’ai dit : laissez-le où il est. Il vous faut vivre à présent ! Il vous faut vous tourner vers l’avenir pour avancer et trouver votre place dans ce monde, ce qui est loin d’être facile…

    Après être restée un moment, silencieuse, la jeune fille reprit :

    — Il faudra que, tôt ou tard, je sache tout ! En attendant, je vais aller travailler mon latin : Mr le curé une difficile version latine pour demain. Je vous avouerais que je n’en ai guère envie. Et puis, à quoi est-ce que cela va me servir ? J’en ai assez de ces leçons de latin!

    Préoccupée par ce qu’elle venait d’entendre de la bouche d’Isabelle, Adélaïde cru de son devoir d’essayer de lui faire comprendre que ce que l’Abbé Verges lui enseignait, ne lui servait peut-être pas pour le moment, mais, plus tard.

    — Allez mon enfant, et ne vous torturez plus ainsi. Vous n’avez que quinze ans. Essayez d’oublier toutes ces mauvaises pensées. Vous n’êtes pas de taille à affronter cette femme pour le moment. Il vous faut étudier et plus tard, ce que monsieur l’abbé vous aura enseigné, aura son utilité. Ah ! J'oubliais ! Dominique est venu tout à l'heure pour me dire que Mme votre grand-mère, vous fait dire d'aller la voir demain. Il paraît qu'elle est très souffrante ces temps-ci, mais elle a expressément ordonné de ne pas appeler le médecin.

    — Il faut que je me rende à son chevet ? Est-ce bien nécessaire ? Je suis tellement mal à l’aise en sa présence… qu’elle âge a-t-elle ?

    — Je ne sais mon enfant ? Elle est âgée. Je crois qu'elle à plus de quatre-vingt-trois-ans, mais peut-elle tenir encore ? Je ne suis pas dans le secret de Dieu. Ce n'est, peut-être, qu'une fatigue passagère ? Qui pourrait certifier qu’elle puisse tenir encore quelques années, à part le docteur Pichon ?

    Votre grand-mère qui est aussi la mienne de par la branche des de Brémont, m’a toujours ignoré. Et oui, mon enfant, fit Adélaïde. Avant d’être une de Rubens, c’était une de Brémont et je suis une de Brémont, ma chérie : Elle est également ma grand-mère, même si je lui suis indifférente. Mon frère étant décédé d’une maladie que je ne saurais décrire, son héritage me revînt en plus du miens. J’ai dû m’assumer seule, car ma petites rente n’était guère suffisante pour me permettre de vivre. C'était mon frère qui était l'héritier... pas moi.

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  • Commentaires

    1
    Mardi 2 Avril à 10:40

    Bonjour,

    petit tour pour lire la suite de ce roman passionnant, et qui me captive doucement,

    je ne lis pas trop vite et trop de pages, je veux garder ce mystere et me delecter des aventures, petit a petit hi hi hi

    je reviens vendredi pour la suite

    2
    Mardi 2 Avril à 13:38

    Tu es vraiment très gentil mon ami Philippe !

    Je suis heureuse que cette histoire t'intéresse, d'autant plus que tu es un homme !

     J'ai besoin de savoir si en le publiant, j'aurais des acheteurs ?

    Si l'histoire te plait, elle ne peut que plaire à d'autres personnes ?

    Merci pour ta fidélité cher Philippe. Ghis.

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