• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -139-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34- 

    William, grondant comme un lion en cage, asséna le coup de grâce à sa femme :

    Il suffit, Ludivine ! Vous en avez assez fait pour aujourd’hui ! Votre joute verbale envers ma cousine est exécrable ! Allez-vous faire choyer ailleurs et laissez-nous en paix : d’ailleurs, je n’étais venu que pour lui faire un commission de la part de Juliette et lui porter un livre dont on avait parlé ensemble avec mon frère et ma sœur un jour ou vous n’étiez pas là. Nous avions aimé débattre sur Charles Dickens et je lui avais promis de le lui prêter ce livre. Je n’ai, d’ailleurs, aucun compte à vous rendre ; mais j’aime vous prendre en défaut quand cela s’avère nécessaire, et c’est, malheureusement, que trop souvent ! A présent, je m’en vais. Faites-en autan. Se sentant vexée devant Isabelle, et ne voulant pas en rester sur cette défaite, Ludivine essaya un autre stratagème afin  de détourner la colère de son mari :

    Mais je ne peux partir sans avoir vu les esquisses d’Isabelle puisqu’elle à un don si particulier. Je veux voir ces dessins, mon ami. Dit-elle en souriant ingénument.

    Pour en finir avec cette indésirable colombe qui ne savait que roucouler, qui n’avait que de blanc la tenue qu’elle portait, et l’agrémentant de ce toutou de salon qu’elle affichait, tel un bijoux précieux, le tenant dans ses bras alors qu’à cet instant, elle se désintéressait de son petit garçon qui était sans surveillance. Isabelle, lui tendit son album en lui disant d’un air méprisant :

    Après tout, ça ne me gêne aucunement de vous montrer cet album puisque de toutes façons, il faut de la pratique, de la maîtrise de sois, et un certain talent que vous n’avez pas, pour arriver à en comprendre la signification. Sauriez-vous seulement analyser où j’en suis du don que la providence m’a donné… Quant à vous, à part vous pavaner toute la journée avec votre Bichon Maltais sans même faire attention à votre fils, vous n’en avez aucun. Il n’y a pas de doute : vous êtes bien le portrait de votre mère !

    Ludivine accusa le coup, mais ne dit mot. Juste un sourire ironique traduisait sa vexation concernant ce qu’Isabelle insinuait continuellement sur elle, dès qu’elle en avait l’occasion. La jeune comtesse lui tendit l’album d’un air presque brutal. Ludivine le feuilleta, et s’arrêta sur le dessin des chauves-souris.

    Oh ! Très joli ! Vous avez vu, William ?

    Vous savez très bien que je les ai vu ! Quel plaisir avez vous d’appuyer sur des mots inutiles à prononcer puisque vous nous espionniez depuis un certain temps ! Mais laissons maintenant Isabelle travailler. Nous ne l’avons que trop déranger.

    Oh ! Moi, très peu ! Vous, peut-être, mon ami, si vous étiez là depuis longtemps.

    — Vous insinuez : être là depuis peu de temps, mais suffisamment longtemps pour nous mettre hors de nous !  Que vous importe, puisque la plupart du temps, vous êtes absente du foyer conjugal ! Je suis libre de mes mouvements, comme vous l’êtes des vôtres pratiquement toute l’année.

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