• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -137-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Je vous ai dérangée dans votre travail. Maintenant je vous laisse, et vais retrouver ma bicyclette que j’ai laissé au bas du sentier. Il s’interrompit en fronçant les sourcils. Suivant la direction de son regard, Isabelle vit le petit Thierry vêtu de blanc, qui s’avançait vers le seuil de la salle.

    Que viens-tu faire ici ? Demanda sèchement William.

    Avant que l’enfant eût répondu, Ludivine apparaissait derrière son fils.

    Ah ! Cher ami, vous êtes là ! Et vous aussi, Isabelle !

    Écartant son fils, elle entra, toute rose et blanche sous ses cheveux savamment bouclés, tenant sous son bras, un de ces petits chien à la mode, semblable à un petit chat à la fourrure d’une blancheur neigeuse lui aussi, qu’elle traînait partout avec elle. Son regard, d’un bleu plus céleste que jamais, souriait à William, et glissait doucement vers Isabelle, un instant saisi par la surprise.

    Je ne supposais pas que je vous trouverai dans ces ruines... tous deux.

    Isabelle, piquée au vif, rétorqua :

    Je suis à ma place habituelle. C’est vous qui n’y êtes pas. Et si William est venu me voir, je vous rappelle qu’il est mon cousin et qu’il n’y a rien de répréhensible quant à vos allusions mal venues.

    Oh ! Mais qu’allez-vous chercher, là, dans mes propos, chère Isabelle ! Ce n’est qu’une constatation, sans plus ! Je cherchais mon époux que je retrouve avec vous... dans ces ruines...

    C’est une constatation de trop qui laisse supposer par votre esprit mal tourné quelques tromperies nul et injustifiées de notre part.

    Ludivine accusa le coup et fit mine de ne pas tenir compte de la réflexion acerbe d’Isabelle qui avait envie de bondir sur cette peste à l’esprit tortueux. Quant à William, cette suspension légère dans la phrase suavement distillée par les lèvres roses de Ludivine, parut faire sur le jeune comte, l’effet d’un aiguillon. Il y eut dans ses yeux, comme un éclaire bleu acier qui passa et se fixa sur sa femme. Un dur mouvement de mâchoires et les dents serrées ne trompa pas Isabelle sur la colère qui grondait en lui. D’avoir été surpris par cette diablesse soupçonneuse, lui donnait envie de bondir sur elle. Satisfaite de l’effet qu’elle avait produit sur les deux jeunes gens en les dérangeant sciemment. C’est exprès qu’elle avait laissé aller son fils devant elle pour pouvoir les surprendre dans leur petit jeu... à deux, ce qu’elle avait presque réussit en reconnaissant parfaitement les humeurs de son mari lorsqu’il était mécontent de sa venue. William serrait encore les dents en lançant vers sa femme :

    Il suffit maintenant avec vos sous-entendus ! Et pourquoi ne pourrais-je pas admirer le paysage ? La vue est fort belle, d’ici. Vous pouvez l’admirer, si le cœur vous en dit. Cela vous évitera de dire n’importe quoi.

    Ludivine fit quelques pas encore vers les abords dangereux, sans trop s’en approcher. Elle souriait toujours, ingénument tout en remarquant :

    137

    sceau copyright

     

     

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -136-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -138- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :