• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -131-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Cette nuit-là, Isabelle ne put fermer l’œil de la nuit. Elle se sentait encore toute retournée par la rencontre avec sa tante et les recommandations qu’elle lui avait faite concernant sa belle-mère. Isabelle se sentait de nouveau en danger. Il fallait qu’elle reste vigilante quant à l’intégrité de sa personne. Décidément, le mystère autour du château de Monteuroux, et de l’étang-aux-ormes, s’épaississait…

    La présence de Ludivine modifia quelque peu les habitudes bien établies d’Isabelle en ce sens, qu’elle se rendit moins souvent au manoir d’Aïgue-blanche. Mais Juliette venait la voir presque chaque jour, soit à bicyclette, soit à pied. Quand elle ne prenait pas son vélo, elle passait par le sentier de la poterne, celle-ci depuis longtemps demeurait ouverte, car on ignorait ce que la clef était devenue. Parfois, William venait chercher sa sœur en voiture et prenait le thé avec les deux amies, dans la tour ou bien dans le parterre. Son visage assombrit par des tracas inavoués, retrouvait sa gaîté. Il aimait s’attarder une heure ou deux pour causer avec sa sœur, regarder les dessins et les aquarelles d’Isabelle. Ils avaient, d’un accord tacite, renoncé aux promenades à cheval, car Ludivine aurait voulu être de la partie. Or, disait Juliette, c’est une chose bien suffisante que de l’avoir toujours entre nous, autour de nous dans la maison, telle une chatte qui ronronne à longueur de temps, faisant mine d’être prête à offrir son aide et, finalement, ne faire, en sorte, que de s’occuper de sa petite personne...

    Parfois, la jeune comtesse venait à Monteuroux et passait l’après-midi avec son fils dans le parc. Isabelle, jusqu’alors, avait toujours évité de la rencontrer. Elle s’était réjouie de se trouver au village un jour où Ludivine était montée au premier étage de la vieille tour. Mais elle songeait en soupirant que bientôt la jeune femme passerait une grande partie de son temps à château neuf, dès l’arrivée se son de sa mère et de son beau-père. De plus, il était prévu que Mr et Mme de Rubens donneraient une grande fête ou les invités logeraient à Monteuroux. Château neuf était propice aux réceptions, ce qui effarerait la tristesse des lieux, le calme et la solitude des jardins et du parc. La paix et la tranquillité seraient ainsi troublées pendant deux ou trois semaines, avant qu’ils ne s’en aillent à La Baule.

    Vous viendrez plus souvent chez nous, durant ce temps, disait son amie Juliette.

    Le plus souvent possible, ajoutait William avec un sourire qui en disait long sur ce qu’il en pensait de ces fêtes et invitations dont il n’avait que faire.

    Pour ce qui leurs restaient de temps sans être importunées par des obligations mondaines, les deux jeunes amies savouraient le calme des promenades dans la verte campagne. Sachant très bien jouée de l’orgue, Juliette, faisait un détour par la petite église pour demander la permission d'emprunter l’imposant instrument à l’abbé Forges afin de faire écouter à son amie, certaines œuvres dont elle connaissait la partition.

    131

    sceau copyright

     

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -130-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -132- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :