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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Mais une fois mariée, il ne lui fallut pas longtemps pour exiger d’habiter Paris. William s’y est refusé. Passant outre, elle suivit son idée de ne revenir que les mois d’été auprès de son mari. Depuis lors, elle passe quelques semaines les mois d’été à Aïgue-blanche, et le reste du temps, c’est auprès de sa mère et Mr de Rubens qu’elle séjourne à Monteuroux.

    Juliette s’arrêta un instant de tricoter, puis se remit à l’ouvrage. Isabelle, le visage tendu et assombrit regardait au dehors pour ne pas montrer son trouble. Elle avait, depuis toute jeune, raison au sujet de Ludivine qui ne voulais que porter le patronyme des de Rubens comme sa mère. Avait-elle encore besoin de preuves pour être sûr de la culpabilité cachée de la d’Argenson qui avait élevé sa fille, sa complète ressemblance, dans les mêmes traits de caractère que le siens… Perdu dans ses pensées, elle fut soudainement interrompue par Juliette :

    William n’est pas d’une nature à s’épancher, à se plaindre. Néanmoins nous avons compris qu’elles étaient ses désillusions. Il avait trouvé dans ce mariage lui, si droit, qui abhorre le mensonge, une enfant gâté, hypocrite, coquette, sournoise et n’acceptant pas que l’on ne cède pas à ses caprices.

    Isabelle osa :

    Le jour où j’ai été faire mes adieux à votre mère, il y a six ans, André m’a dit : Je me demande si William sera heureux ?

    Ah ! Il vous l’a dit ? Fit Juliette.

    Oui, ce mariage l’inquiétait.

    L’apparente satisfaction de William n’était, d’après André, qu’un sacrifice pour satisfaire notre pauvre mère toujours en proie aux difficultés financières, espérant dans ce mariage ce qui n'arrivera jamais, car William ne veut pas toucher à sa dote, fit encore Juliette. Elle ne voyait que par la fortune de Ludivine. Elle pensait qu’elle allait relever, avec William, notre maison, permettre à son fils aîné de faire face aux charges que le domaine générait. Comme en outre, Ludivine était jolie, de bonne maison de par son père, et qu’elle semblait plaire à William, elle ne voyait aucune objection à laisser aboutir cette union.

    Isabelle en déduisit que d’après ce qu’elle avait surprit de la dispute six ans en arrière, au bord de l’étang, l’obligation d’une réconciliation avait dû avoir lieu afin de satisfaire la mère de William, et sa future belle-mère, sans compter son père qui avait dû intercéder auprès de de son jeune cousin, afin qu’il accepte, de nouveau, ce mariage. Isabelle tourna, tout à coup, un regard plus vif vers Juliette, et ne pu s’empêcher de faire la réflexion :

    En somme, William n’avait pas d’autre solution que ce mariage avec Ludivine...

    Du moins, Il y fut encouragé fortement. De la part de mon frère William, a-t-il éprouvé quel qu’amour pour Ludivine ? Cela, je l’ignore. Il est très difficile de connaître les sentiments profonds d’une nature telle que William qui tient à garder ses sentiments secrets.

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