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    De ce fait, mon oncle a longtemps conservé une secrète amertume de n’avoir pas su détourner sa jeune sœur d’un mariage qu’il désapprouvait. J’ai voulu en savoir plus sur maman, mais mon oncle qui en voulait à mon père pour des raisons que ma mère à dû lui confier, ne voulu pas me troubler avec ce que sa sœur lui avait écris concernant son mariage. J’aurais aimé savoir… mais je n’ai pas trouvé où mon oncle cachait les lettres de sa sœur. Je suis sûr que j’y aurait trouvé des renseignements très intéressants concernant la vie que ma chère mère menait à Monteuroux.

    Il a été bon pour vous ?

    Il ne faut pas se fier aux avis partagés que l’on peut vous donner, et que, par ignorance, l’on peut interpréter de façon différente lorsque l’on ne connaît pas la personne. Mais, en vérité, ce fut un homme charmant tout au long de mon séjour auprès de lui. D’ailleurs, mon cousin comme ma cousine ont été charmants avec moi, mais j’ai une particulière amitié pour mon cousin Renaud, dont la nature ferme et loyale, me donne une impression de sécurité en sa présence.

    Vous aimez la loyauté, Isabelle ?

    Par-dessus tout, oui.

    Il m’est plus facile de comprendre, votre antipathie d’autrefois, et qui n’a, en six ans, nullement changé envers Ludivine et sa mère. Un éclair d’ironie passa dans les yeux d’Isabelle. Ses mains laissèrent tomber l’ouvrage qu’elles tenaient avant de s’exclamer :

    Comment ! Vous n’êtes pas en extase devant votre céleste belle-sœur ?

    Juliette s’excusa :

    OH ! Je l’ai peu connue à vrai dire. J’étais si rarement à Aïgue-blanche à cette époque.

    Mais votre mère était en admiration devant la comtesse et sa fille. Convaincue de la véracité de ce qu’elles disaient à mon sujet, elle ne voulait pas se rendre compte de la duplicité de la mère et la future fiancé de William. La faute en est que les personnes comme votre maman… et votre grand frère, se sont laissés bien trop souvent tromper par leur apparente gentillesse. Savoir dissimuler leur véritable nature était un jeu pour elles.

    Nous nous en sommes aperçu très vite après le mariage.

    Votre mère et votre frère aîné, au tout début, se sont laissés hypnotiser par leur fausse amabilité, de façon à les convaincre de mes défauts poussés à l’extrême qui, d’après elles, était ma nature propre et donc, leurs avis me condamnaient. Pour elles, j’étais irrécupérable. Je ne valait pas la peine que l’on cherche à mieux me connaître. André, lui, m’a avoué qu’avant le mariage, il avait soupçonné la fausseté de Ludivine. Cette horrible fausseté qui est la tare de la femme de William transmise par sa mère, et qui l'éloigne de irrémédiablement de lui. Isabelle ne pu s'empêcher de demander :

    — C’est à cause de cela que... qu’ils vivent séparés ? 

    Il y eut une première tromperie de la part de Ludivine : Elle lui avait laissé entendre qu’elle vivrait volontiers auprès de lui à la campagne. Ce ne fut guère le cas.

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