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    Le printemps était là, mais à cette époque de l’année, il fallait, encore chauffer afin d’apporter plus de bien être dans les chambres de cette tour qui avait des murs d’une épaisseur atteignant plus du mètre. Isabelle demanda à Dominique de lui monter suffisamment de rondins de bois sec afin d’allumer un bon feu dans les pièces disposant d’une grande cheminée. En laissant les battants des porte largement ouverts, Adélie aurait, alors, beaucoup plus chaud.

    Lors de la première visite de Juliette, celle-ci déclara :

    Ce n’est pas très gai, chez vous ma chère Isabelle ! Dire que vous avez passé dix ans de votre vie seule sans votre mère et pratiquement sans le seul parent qu’il vous restait : votre père. Cette vieille tour devait transpirer la tristesse ? Elle tient tout juste debout, et le soleil y pénètre à peine.

    Lorsque j’étais plus jeune, ce n’était pas l’aspect de ma chambre qui me préoccupait, mais l’abandon de mon père qui ne semblait pas se soucier de mon sort. La solitude me pesait... son manque d’affection, surtout. Je ne me plaisais pas dans l’isolement de cette tour, mais au moins, dans cette chambre, je m’y sentais chez moi et à l’abri des sarcasmes de ma belle-mère, dit brièvement Isabelle.

    Elles étaient assises toutes deux près de la fenêtre, l’une tricotant et l’autre cousant dans un silence interrompu, de temps à autre, par leurs gentils papotages afin d’occuper le silence. Après plusieurs jours de pluie, aujourd’hui, une lumière surnaturelle baignait la fraîche campagne encore toute humide, sentant bon l’herbe des près et les essences qui, après ces longues journées d’averses continues, s’échappaient du sol et se répandaient dans l’air. Ça fleurait bon la nature. De la vallée montait un grondement venant de la rivière transformée, cette fois, en un torrent furieux et bouillonnant.

    Après une longue réflexion toute intérieur, la jeune Juliette murmura :

    Oui, évidemment.

    Ses yeux firent le tour de la pièce, s’arrêtant un instant sur le portrait de Daphné. Elle dit pensivement :

    Vous ne ressemblez pas à votre mère, Isabelle. Vous êtes une de Rubens.

    Effectivement. Mon oncle le constatait également, mais à son grand regret. Il aimait beaucoup sa jeune sœur et aurait eu plaisir à la retrouver en moi.

    Cependant, il avait rompu avec elle ? Continua Juliette.

    Isabelle éclaira son amie.

    Rompu, non, pas vraiment. Ils s’écrivaient toujours. J’ai cru comprendre qu’elle était prête à se fiancer au meilleur ami de son grand frère, quand elle rencontra mon père. Mon oncle essaya bien de la dissuader de ce mariage, mais elle était amoureuse de mon père.

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