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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    — Je crois que tu vas avoir beaucoup de mal avec cette femme-là.

    William dit entre ses dents :

    — Oui, on lui a trop bien fait la leçon.

    A nouveau, son visage s’était assombri. Il prit presque hâtivement congé des visiteuses. Juliette n’oublia pas de rappeler encore à Isabelle de ne pas oublier qu’elle viendrait déjeuner pour le dimanche suivant. Un peu plus tard seulement, Isabelle songea que personne, cet après-midi-là, n’avait prononcé le prénom de Ludivine, ni même, celui de sa mère.

    Pour moins penser à tous ces détails qui la tracassaient, Isabelle décida de donner à leur appartement des airs de renouveau. En quelques jours, avec l’aide de Dominique, Isabelle s’employa à tout changer dans les trois pièces du premier étage. Le tableau de sa chère mère retrouva sa place, les fenêtres étaient maintenant ornées de doubles rideaux en cretonne, et les sièges avaient, eux aussi, prit un coup de jeune.

    En fouillant dans les divers greniers de château vieux, Dominique avait trouvé quelques anciens meubles relégués là, par la d’Argenson, et qu’une peu coûteuse réparation permettrait d’utiliser à nouveau. Des vases, de faïence anciennes, oubliés dans un placard de l’appartement qui était autrefois occupé par sa grand-mère, furent garnis de fleurs et disposés dans les diverses pièces occupéesIsabelle aimant fouiner dans les recoins des greniers ou elle savait dégoter de jolies choses, aperçu dans un coin, de vieilles tapisseries d’Aubusson qu’elle destina à revêtir les murs de pierre épais d’au moins un mètre, ce qui, tout de suite, firent la différence. Elle n’oublia pas de récupérer aussi des tapis encore utilisables, abandonnés là, depuis des lustres et qu’à son tour, la d’Argenson avait négligé. Isabelle avait beaucoup de goût et tout ce qu’elle récupérait, reprenait un air de jeunesse entre ses mains. Elle savait très bien mettre en valeur les objets qu’elle trouvait pour redonner un peu de cachet à cette vieille tour qui l’avait vu grandir...

    Dans l’air frais du matin de cette journée de printemps, elle fit battre les grands tapis, ainsi que les tapisseries ternis par des décennies de poussière accumulées. En demandant ce service aux quelques domestiques restant à demeure afin d’entretenir le château, ceux-ci ne refusèrent pas de lui rendre ce service. L’épais nuage de poussière les faisait tousser, et Isabelle se proposa de les aider, ce qu’ils refusèrent parce que pour eux, ce n’était pas sa place. La jeune comtesse ne devait pas s’abaisser à respirer ces poussières pouvant lui provoquer des malaises, mais il fallait que ce soit fait. Aussitôt ce travail terminé, Dominique ainsi que sa sœur, eurent tôt fait de les placer là ou Isabelle désirait les voirAu fur et à mesureles pièces principales revêtir un aspect beaucoup plus hospitalier, mais pas au point, cependant, de satisfaire le côté esthète de la jeune femmeIl manquait quelques chose de réconfortant : une note de chaleur.

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