• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -11-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -12- 

    Adélaïde confia à sa protégée qu’elle avait bien perçu le changement du jeune homme envers elle. Mais pour le reste, elle lui posa la question :

    — Pourquoi  est-ce que cela vous gêne de savoir votre cousin prêt à se fiancer à Ludivine.

    — Elle n’est pas faite pour lui. Elle va le faire souffrir, et si c’est pour sa fortune qu’il l’épouse, je puis vous assurer que le mariage sera voué à l’échec.

    — Que dites-vous là, Isabelle ? Pourquoi imaginer que votre cousin n'a en tête que la fortune de Mlle de Richemont ? N’est-elle pas assez jolie pour lui plaire ? Êtes-vous jalouse de l’intérêt qu’il lui porte ?

    Isabelle, ne voulant pas s’étendre sur la question, ne répondit pas. Ses mains se crispèrent sur la robes d’Adélaïde qui était une femme d’une nature très bonne, patiente et très compréhensive. Après le décès de sa mère. Isabelle, se retrouvait seule, sans son père... un père trop souvent absent pour s’occuper d’elle. La petite s’était tournée tout naturellement vers son Adélie dont la générosité, la douceur, avait apporter à l’enfant de cinq ans qu’elle était à l’époque, tendresse et amour afin d’adoucir le manque que la petite fille ressentait. L’aider à surmonter sa peine était sa seule préoccupation. Lorsque l’enfant, en grandissant, lui posait des questions embarrassantes sur sa maman, Adélaïde lui expliquait que le bon Dieu l’avait rappelé à lui pour des raisons que, trop petite, elle ne pouvait comprendre ; mais que sa maman était heureuse et qu’elle était devenu un ange qui veillait sur elle. Adélaïde ne pouvait supporter le désintéressement du comte envers sa petite fille qui était pourtant la chose la plus précieuse dont lui avait fait cadeau sa femme tant aimée avant de mourir. Son comportement était inadmissible. Adélaïde ne comprenait pas le manque d’affection que le comte montrait envers cette enfant qui était de sa lignée. On aurait dit que le comte désirait oublier la triste réalité de cette tragédie en négligeant la petite qui grandissait seule, sans même son père. Le comte, lui, menait grande vie avec sa deuxième femme, et uniquement auprès d’elle, et sa belle-fille Ludivine, de trois ans plus âgée que la petite Isabelle. Depuis cette tragédie, dix ans s’étaient écoulés dans une atmosphère de solitude pour Isabelle. Aujourd’hui, la jeune comtesse était une adolescente au caractère bien affirmé, déjà très belle et très intelligente. Adélaïde avait reporter toute son attention et son affection sur cette petite fille qu’elle avait vu grandir en solitaire, s’endurcissant chaque jour un peu plus, marquant une indépendance et mépris total des convenances envers celles qui avaient la prétention de remplacer la mère de sa protégée. Quant au comte marquant une indifférence plus que choquante à l’égard de sa fille, la jeune fille qu’elle était devenu, s’était braquée, ne supportant plus, et ce, depuis longtemps, son autorité.

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