• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -109-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Adélaïde aimait à respirer l’air des montagnes alentours, car même la lecture lui était devenue difficile, et c’était Isabelle qui avec beaucoup de respect et de gentillesse lui faisait la lecture. Si non, elle partait avec sa protégée pour de petites promenades en voiture lorsqu’elle voulait descendre à la ville.

    Quant à Isabelle, elle ne laissait pas Angèle s’escrimer dans sa chambre, alors qu’elle était tout à fait capable de subvenir à ses besoins et à ceux d’Adélie qui la connaissait si bien. Lorsqu’elle avait finit d’accomplir sa tâche quotidienne de ménage, il lui restait encore du temps pour sa peinture, pour quelques lectures, pour une promenade dans le parc ou aux environs de celui-ci. Elle songeait en outre à modifier, par le détail, l’agencement de leur logis et, pour cela, quelques jours après leur arrivée, elle se rendit avec Adélaïde à la ville voisine afin d’y acheter le nécessaire.

    A leur retour, Dominique lui apprit que Juliette de Rubens était venue en son absence.

    Nous irons demain à Aïgue-blanche, dit Isabelle à Adélaïde. Très aimable à Cathy de nous avoir devancé. Le temps pluvieux de la veille et du matin, s’était éclaircit quand, en voiture, elles prirent la route d’Aïgue-blanche.

    Des cumulonimbus en zébraient le ciel, promesse d’orage, de pluie diluvienne ou de grêle.

    Au passage du cabriolet, Isabelle ralentit devant le château de Mme de la Chamalières dont les volets étaient clos. Normalement, elle ne venait chaque année que fin juin. Peut-être même, comme le fit remarquer Adélaïde, qu’elle ne viendrait plus du tout, maintenant qu’elle était très malade, d’après ce que lui avait dit Dominique. Isabelle pensa : Que n’a-t-elle choisi une autre résidence, autrefois ! Mon père n’aurait pas connu cette Édith et malheur, et tout aurait pu être différent.

    Comme la voiture entrait dans la cour d'Aïgue-Blanche, Juliette parut sur le seuil. Elle eut une exclamation joyeuse en les voyant et vint, en souriant, à leur rencontre. Avec son teint halé et son sourire avenant, la vive gaîté de ses yeux d’un vert soutenant une incroyable transparence, faisait de cette jeune demoiselle, une jolie jeune fille pleine de santé. Sa cordialité toute simple plut à Isabelle.

    Cette Juliette à la joie de vivre communicative qu’elle avait peu connue autrefois, lui inspira, d’emblée, de la sympathie. Dans le salon, André, assis près d’une fenêtre, s’entretenait avec son frère debout devant lui. Un peu plus loin, près d’une table ronde, Mme Catherine de Rubens tricotait. Quand Juliette annonça gaiement :

    Voilà Isabelle ! Tous trois tournèrent la tête vers la porte, et André dit aimablement :

    Nous étions très impatients de vous voir, Isabelle.

    Précisément, nous parlions de vous, ajouta William. André me disait qu’il aimerait revoir le vieux Monteuroux.

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