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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Depuis qu’elle ne peut plus mener sa vie comme elle la menait au paravent, elle aime superviser tout ce qui se fait sous l’autorité de William qui la laisse s’intéresser au domaine pour ne pas qu’elle se sent devenu inutile, et elle tient, quand même, à s’occuper de la tenue des comptes, tout ce qui est Horticulture est sous sa responsabilité, mais tout ce qui est fermages, et métayages, est sous l’autorité de William. Juliette aide son frère dans les tâches qu’il veut bien lui confier. C’est une aimable nature, franche et gaie. Elle est d’un grand secours pour son frère aîné. A eux deux, le domaine prospère doucement.

    Plus que sa femme, je suppose ? Elle n’a pas l’air de se conduit telle une femme qui aime son époux et qui le soutient ?

    Une ironie un peu sèche passait dans la voix d’Isabelle. Le prête eut un geste léger de la main.

    Oh ! Elle ! Dit-il seulement.

    Il garda un instant le silence, l’air pensif, un peu soucieux. Puis il regarda Isabelle et sourit à demi, en disant :

    Juliette serait une agréable amie pour vous mon enfant.

    Vous savez que j’ai une nature peu communicative, monsieur l’abbé. Mais il est vrai que je n’ai jamais eu de très bonnes compagnes d’études ou de confidentes comme en avaient, généralement, les jeunes filles de l’université. De vraies amies devenues plus intimes avec moi, non : pas même ma chère cousine Alice qui était pourtant très gentille et ce, depuis le premier jour.

    Toujours un peu secrète, Isabelle ?

    Toujours, oui mon père.

    Le prêtre la considérait pensivement. Dans ce franc visage, il retrouvait ce mélange de loyauté, de mystère, de volonté ardente qui, déjà distinguait le caractère de l’adolescente qu’elle avait été six ans auparavant. Sans doute aussi, pas plus qu’autrefois, cette âme ne se livrait entièrement, non par manque de droiture, mais, peut-être, simplement parce qu’une énigme y demeurait, dont elle ne connaissait pas encore, elle-même, le fin mot.

    Isabelle se leva pour prendre congé de l’abbé, en disant qu’elle reviendrait un de ces jours suivants, accompagnée d’Adélaïde, dans sa petite voiture dont son oncle lui avait fait présent, afin qu’elle puisse circuler autour de Monteuroux avec facilité.

    La belle jeune femme qu’elle était devenue, se dirigea vers la porte et l’ouvrit au moment où un jeune homme mince, et bien fait de sa personne, entra dans le vestibule.

    William ! Dit-elle à mi-voix.

    Il se découvrit en s’avançant. Un regard surpris s’attardait sur elle avec une délicieuse surprise...

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