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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Je ne veux être l’obligée d’aucun mari. Je sais très bien ce que l'on me réserve au château et il en ait aucunement question.

    Émilie leva les mains en signe de vive surprise.

    — Vous voulez vous assumez ? Et à quoi donc, chère petite demoiselle ?

    — Mon oncle m’approuve. Tout ce qui est arts décoratifs : peinture sur toile, et autres, m’agrée. Passé l’été dans mon cher Monteuroux, j’irais m’installer à Paris en compagnie de Adélie.

    Émilie hocha la tête.

    — Tout de même, une demoiselle de Rubens !

    Isabelle eut encore ce joli rire léger.

    — Nous sommes en un autre temps, ma bonne Émilie, et je suis bien loin d’être seule. Et puis ce n’est qu’un patronyme indiquant que je suis de sang noble et que je me trouve parmi les privilégiées de ce monde, puisque ma grand-mère m’a laissé un certain capital dont le revenu aidera à ma nouvelle installation.

    — Ah ! Mme la comtesse ? J’ignorais cela.

    — Oui, elle m’a laissé un gros héritage : Je suis sa légataire universelle. Je l’ai su par mon oncle qui est mon subrogé tuteur. Mon père ne m’en avait rien dit. C’était encore une sournoise méchanceté de la part de sa belle-mère... Une de plus, pensa Isabelle.

    Le testament de sa grand-mère avantageant seule sa petite fille, avait dû lui déplaire au plus haut point, et elle avait certainement empêché Mr de Rubens d’apprendre à sa fille qu’elle aurait ainsi, à sa majorité, une indépendance pécuniaire plus que substantielle. En montant vers le presbytère après avoir pris congé d’Émilie, Isabelle, pensait avec reconnaissance à son aïeule qui l’avait délaissée, presque ignorée de son vivant, mais à qui elle devait le soulagement de pouvoir se suffire à elle-même une fois majeur. Que son aïeule l’eût fait par haine de sa belle-fille déjà frustrée au sujet des joyaux de la princesse Orientale, et de son fils qui n’avait pas respecté son autorité, c’était probable ; mais Isabelle, jusque maintenant, n’en bénéficiait pas, puisqu’ils étaient toujours à l’abri dans cette cachette connue d’elle seule, et que personne n’avait réussi à trouver ce fameux trésor. Quant à Victoria de Rubens, sa mère avait dû juger, avec raison, que ses revenus personnels suffisaient largement à son existence.

    Quelques instants plus tard, Isabelle était assise devant le bureau de l’abbé Forges, face au prêtre dont le visage s’était encore amaigri, et dont les cheveux avaient blanchi.

    Elle lui parla de son existence à verte-court, et de ses projets.

    Cette dernière année, son oncle l’avait envoyée dans une école de beaux-arts pour suivre des cours de peinture et d’art décoratif.

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