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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Elles encadraient harmonieusement l’ovale parfait de son visage, faisant valoir la blancheur de son teint. La jeune comtesse voulue, pour la deuxième fois, s’assurer que le domaine était dépourvu d’habitants.

    — Alors, il n’y a personne au château, Dominique ?

    — Non mademoiselle. Monsieur votre père et madame ont prévenu qu’ils ne seraient là que fin juillet, début août.

    — Le comte de Rubens-Gortzinski est-il en ce moment à Aïgue-blanche ?

    — Adélaïde de Brémont posa cette question qui, elle le savait, brûlait les lèvres d’Isabelle.

    — Je le pense, mademoiselle. Mr le comte ne quitte guère la propriété, et Mme la comtesse y est rarement.

    Les sourcils d’Isabelle se haussèrent légèrement en signe de surprise, et dit ironiquement :

    — Elle ne réside pas habituellement à Aïgue-blanche ? La nouvelle madame de Rubens ne se plaît pas à la campagne, ou alors, est-elle absente que pour quelques jours seulement ?

    — Elle habite presque toujours avec sa mère et le petit Thierry dans leur propriété de Paris, fît Dominique.

    — Le comte William vit pratiquement seul ici une grande partie de l’année, si je comprends bien, dit Adélaïde.

    Dominique répondit d’un air tout à fait détaché, ne se souciant apparemment pas des agissements de la nouvelle comtesse :

    — Il le faut bien puisque Mme la comtesse ne peut supporter la campagne. Dominique ne l’aimait pas et cela se voyait.

    Adélaïde de Brémont hocha la tête en parlant comme pour elle-même :

    — Le contraire m’eut étonnée !

    — Isabelle ne fit aucune remarque ; mais sa bouche eut un léger frémissement. Refusant l’aide du domestique, la jeune comtesse se chargea de sa valise et de celle d’Adélaïde pour se diriger vers château vieux, suivit par son ancienne préceptrice. Au passage, elle jeta un coup d’œil sur fleures en tapis de sol, ornant le bassin rond tout à fait bien entretenu par rapport à l’autre surmonté de petits anges tout à fait négligé, jusqu’à être complètement abandonné depuis des lustres. La jeune comtesse, se parlant à elle-même, posa une question sans se rendre compte qu’elle pensait à haute voix :

    — Je me demande si le vieil Adrien vit toujours ?

    Adélie lui répondit :

    — Je pense que ce vieux hiboux est toujours en vie...

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