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    Ne peux-tu faire une autre tête, Isabelle ? Et quand cesseras-tu, ma pauvre enfant, de toujours choisir la plus vilaine de tes robes pour venir au salon ?

    Avec une révérence forcée, mais non moins pratiquée avec application accompagnée d’un air ironique poussé à l’extrême, Isabelle persifla :

    Je me suis habillée ainsi, jugeant que pour vous rendre mes hommages de l’après-midi, cela était bien suffisant, Mme !

    Oh ! Comment oses-tu !

    Cela est tout à fait convenable pour le degré de parenté inexistant que vous avez avec moi qui suis la seule, de par ma naissance, vraie de Rubens, Mme ! Les ancêtres tourangeau issus de la noblesse de France de votre dernier mari, vous permet, de par votre titre, d'accéder à une certaine aisance financière parce qu'il vous à comblé, avant de mourir, en vous nommant son héritière et comme il avait une fortune personnelle conséquente, vous ne vous privez guère d'afficher vos privilèges, mais vos deniers ne servent aucunement à mon entretient, que je sache ! Vous devriez me remercier au lieu de me critiquer ! Qu’avez-vous à faire de ma personne pour avoir, depuis dix ans, éloigné mon père de moi ? Dois-je vous rappeler que je ne suis nullement votre fille, ce qui, pour moi, serait fort préjudiciable...

    Sachant très bien mettre sa belle-mère mal à l'aise, Isabelle appuya sur un point qu'elle voulait mette en exergue sur la façon dont la d'Argenson avait manœuvré pour conquérir son père. Elle reprit ses attaques :

    Vous vous êtes approprier le nom des de Rubens par la ruse, ce qui n’est pas de mon goût. La d'Argenson faillit s'étrangler en invectivant sa belle-fille :

    Mais tu es intraitable ! Je suis ta mère ! Comment oses-tu une telle insolence ? Tu êtes une sale gamine ! Je vais en référer à ton père !

    Isabelle ne se départie pas de son calme. Bien au contraire, elle se fît un plaisir de surenchérir sur les menaces de sa marâtre :

    Vous êtes la mère de la comtesse Ludivine de Richemont, votre fille que vous chérissez. Pas la mienne. Peut m’importe que vous en référiez au comte, mon père ! Cela ne me touche guère.

    Ne t'a t'on pas appris le respect ? Comment oses-tu une pareil insolence envers moi !

    Jose, Mme ! Un point c’est tout ! Vous n’êtes que ma belle-mère ! Je connais ce qu'est le respect ; mais je n'en ai que faire quand il s’agit de vous ! Il est un fait que je ne vous permets pas de me réprimander ! Vous n’avez aucun droit sur ma personne ! Je continuerais donc à vous faire des courbettes et des révérences pour la galerie, ce qui me servent juste à vous tourner en ridicule comme cette révérence complètement inutile de tout à l’heure…

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